Job 7. 1-17; 1 Corinthiens 9.16-23; Marc 1.29-39 (audio)

Prédication du Pasteur Catherine Jeannin, dimanche 4 février 2018

 

Lecture de l’Ancien Testament, livre de Job 7, 1-17

Le sort de l’homme sur la terre est celui d’un soldat, Et ses jours sont ceux d’un mercenaire. Comme l’esclave soupire après l’ombre, Comme l’ouvrier attend son salaire, Ainsi j’ai pour partage des mois de douleur, J’ai pour mon lot des nuits de souffrance. Je me couche, et je dis : Quand me lèverai-je? quand finira la nuit ? Et je suis rassasié d’agitations jusqu’au point du jour. Mon corps se couvre de vers et d’une croûte terreuse, Ma peau se crevasse et se dissout. Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, Ils s’évanouissent : plus d’espérance !
Souviens-toi que ma vie est un souffle ! Mes yeux ne reverront pas le bonheur. L’œil qui me regarde ne me regardera plus; Ton œil me cherchera, et je ne serai plus. Comme la nuée se dissipe et s’en va, Celui qui descend au séjour des morts ne remontera pas; Il ne reviendra plus dans sa maison, Et le lieu qu’il habitait ne le connaîtra plus. C’est pourquoi je ne retiendrai point ma bouche, Je parlerai dans l’angoisse de mon cœur, Je me plaindrai dans l’amertume de mon âme.
Suis-je une mer, ou un monstre marin, Pour que tu établisses des gardes autour de moi? Quand je dis : Mon lit me soulagera, Ma couche calmera mes douleurs, C’est alors que tu m’effraies par des songes, Que tu m’épouvantes Par des visions. Ah! je voudrais être étranglé ! Je voudrais la mort plutôt que ces os ! Je les méprise !… je ne vivrai pas toujours… Laisse-moi, car ma vie n’est qu’un souffle.
Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en fasses tant de cas, Pour que tu daignes prendre garde à lui, Pour que tu le visites tous les matins, Pour que tu l’éprouves à tous les instants ?  Quand cesseras-tu d’avoir le regard sur moi? Quand me laisseras-tu le temps d’avaler ma salive ? Si j’ai péché, qu’ai-je pu te faire, gardien des hommes ? Pourquoi me mettre en butte à tes traits? Pourquoi me rendre à charge à moi-même? Que ne pardonnes-tu mon péché, Et que n’oublies-tu mon iniquité ? Car je vais me coucher dans la poussière; Tu me chercheras, et je ne serai plus.

Lecture de la première Épître aux Corinthiens 9,16-23

Si j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ! Si je le fais de bon cœur, j’en ai la récompense; mais si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée. Quelle est donc ma récompense ? C’est d’offrir gratuitement l’Évangile que j’annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l’Évangile.
Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi quoique je ne sois pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ, afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part.

 
Lecture de l’Évangile selon Marc 1,29-39

 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André. La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre; et aussitôt on parla d’elle à Jésus. S’étant approché, il la fit lever en lui prenant la main, et à l’instant la fièvre la quitta. Puis elle les servit.
Le soir, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et les démoniaques. Et toute la ville était rassemblée devant sa porte. Il guérit beaucoup de gens qui avaient diverses maladies; il chassa aussi beaucoup de démons, et il ne permettait pas aux démons de parler, parce qu’ils le connaissaient.
Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. Simon et ceux qui étaient avec lui se mirent à sa recherche;  et, quand ils l’eurent trouvé, ils lui dirent : Tous te cherchent. Il leur répondit : Allons ailleurs, dans les bourgades voisines, afin que j’y prêche aussi; car c’est pour cela que je suis sorti. Et il alla prêcher dans les synagogues, par toute la Galilée, et il chassa les démons.

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